Londres
Les superstitions n'avaient plus vraiment la cote au 18ème siècle. Mais ce qui est étrange c'est que dans le même temps, les bourgeois se tournèrent de plus en plus vers les diseurs de bonnes-aventures et la sorcellerie. Il n'est pas facile de trouver des preuves concernant ces croyances un peu occultes mais si l'on se plonge dans les archives de la Old Baileys entre 1729 et 1834, on retrouve des cas toujours plus nombreux de diseurs de bonne aventure accusés de vol ou d'escroquerie. Ces derniers mettent en avant les aspects de la vie de tous les jours et les croyances des habitants de Londres à cette époque.
Il est intéressant de noter que dans chaque cas répertoriés, les diseurs de bonne aventure mise en cause agissaient de la même manière que les escrocs de nos jours : ils parlaient rapidement et avec un jeu de main spécial destiné à embrouiller leur victime. En dehors de la simple divination de l'avenir du client en échange de quelques piécettes, l'un des tours les plus populaires était le suivant : l'escroc demandait à sa victime de lui apporter quelques une de ses affaires ayant de la valeur, des vêtements ainsi qu'un peu d'argent. Il s'en allait ensuite avec en justifiant qu'il avait besoin de les cacher pour pouvoir trouver l'emplacement d'un trésor enfouit ; ou pour les utiliser dans un rite occulte destiné à faire gagner beaucoup d'argent ou simplement prédire l'avenir. Dans tous les cas le clairvoyant promettait de ramener les affaires dans quelques jours mais évidemment, la pauvre victime ne les revoyait jamais.

