lundi 12 mars 2012

Les diseurs de bonne aventure au 18ème siècle - Angleterre


Londres

Les superstitions n'avaient plus vraiment la cote au 18ème siècle. Mais ce qui est étrange c'est que dans le même temps, les bourgeois se tournèrent de plus en plus vers les diseurs de bonnes-aventures et la sorcellerie. Il n'est pas facile de trouver des preuves concernant ces croyances un peu occultes mais si l'on se plonge dans les archives de la Old Baileys entre 1729 et 1834, on retrouve des cas toujours plus nombreux de diseurs de bonne aventure accusés de vol ou d'escroquerie. Ces derniers mettent en avant les aspects de la vie de tous les jours et les croyances des habitants de Londres à cette époque.

Il est intéressant de noter que dans chaque cas répertoriés, les diseurs de bonne aventure mise en cause agissaient de la même manière que les escrocs de nos jours : ils parlaient rapidement et avec un jeu de main spécial destiné à embrouiller leur victime. En dehors de  la simple divination de l'avenir du client en échange de quelques piécettes, l'un des tours les plus populaires était le suivant : l'escroc demandait à sa victime de lui apporter quelques une de ses affaires ayant de la valeur, des vêtements ainsi qu'un peu d'argent. Il s'en allait ensuite avec en justifiant qu'il avait besoin de les cacher pour pouvoir trouver l'emplacement d'un trésor enfouit ; ou pour les utiliser dans un rite occulte destiné à faire gagner beaucoup d'argent ou simplement prédire l'avenir. Dans tous les cas le clairvoyant promettait de ramener les affaires dans quelques jours mais évidemment, la pauvre victime ne les revoyait jamais.

jeudi 8 mars 2012

La vie de St Patrick – Irlande


Au 5ème siècle, l'Angleterre était l'avant-poste de l'Ouest d'un Empire Romain qui commençait à tomber en morceaux. A son apogée ce dernier s'étendait depuis l'Écosse dans l'hémisphère Nord jusqu'aux déserts d'Afrique pour ce qui était du Sud. La ville de Rome elle-même, à été détruite en 410 par une horde d'armées barbares qui venaient du Sud-est de l'Europe.

Malgré ces gros changements la vie suivait son cours pour Magonus Sucatus Patricius (dit Patrick) qui vivait dans un endroit appelé Bannavem Taberniae. Nul ne connait son emplacement exact mais la majorité des croyances s'accordent pour dire que ce village ce situerait près de l'actuel Comté de Cumbrie dans le Nord-ouest de l'Angleterre. Patrick ressemblait à n'importe quel garçon de son âge et il était insouciant, indiscipliné et avait peut d'intérêt pour l'école. 


Il ne s'intéressait pas du tout au latin et ne le comprenait que très peu ce qui le gênait pour pouvoir s'exprimer sur ses croyances religieuses. De plus le jeune romain était loin d'être un exemple de sainteté. Dans sa jeunesse il avait rejeté les croyances liées à Dieu et désobéit aux Saints à de nombreuses reprises ce qui déplaisait grandement à son grand-père – Potious – qui était lui-même prêtre. Ses parents – Conchessa et Calpurnius – avaient aussi un lien avec l'église puisqu'ils étaient à moitié nobles et avaient le rang de diacre à l'église. Leur rôle était d'aider les moins fortunés de la communauté en leur prodiguant de bons conseils.

samedi 18 février 2012

L'histoire du Colonel Thomas Sydney – Angleterre


Norfolk

Le Colonel Thomas Sydney vivait dans le petit village de Ranworth, dans la région du Norfolk. C'était un homme tyrannique, ivrogne et qui aimait deux choses par-dessus tout : la chasse et être le meilleur dans tout ce qu'il entreprenait. Il aimait aussi beaucoup les défis et les paris mais malheureusement pour lui, ce sont ses passions qui entrainèrent sa perte.

Le Colonel ne pouvait pas s'en empêcher, il devait donc être le meilleur. Dans le petit village de Ranworth, tous les 31 du mois de Décembre se tenait un grand rassemblement de chasse où les plus grands se réunissaient. Lors du rassemblement de l'année 1770, le Colonel défia l'un de ses voisins pour une course. Ce dernier accepta pour le plus grand plaisir de l'assistance car tout le monde voulait voir le Colonel échouer.

La course démarra sur les chapeaux de roue et rapidement la foule commença à s'exciter quand elle vit que le voisin prenait le dessus. Quand le Colonel s'en aperçu, une expression diabolique marqua son visage. Il s'empara de son pistolet et tira purement et simplement sur le cheval de son concurrent qui s'écroula sous l'œil horrifié du public. Le cavalier tomba de sa monture et se fit piétiner à mort, juste sous les yeux du colonel.

mardi 14 février 2012

Le complot de Farnley Wood – Angleterre


Leeds

Le complot de Farnley Wood qui devait avoir lieu en 0ctobre 1663 est l'un des épisodes les plus intéressant de l'histoire de Leeds et ses conséquences furent dramatiques : vingt-six hommes furent arrêtés, emprisonnés puis hanged, drawn et quartered, et de nombreuses familles furent trahies.

Après la Restauration de la monarchie et le gouvernement de Charles II, la nation était divisée en deux camps. A l'époque et même longtemps après, il était facile de deviner les opinions politiques de la population en les interrogeant sur leurs avis concernant le complot. Ainsi, ceux qui avaient des penchants parlementaires excluaient que le complot puisse être le résultat du travail de royalistes pour piéger les paysans. C'est aussi le point de vue de ce que deviendra plus tard le parti politique Whig. A l'inverse, ceux qui avaient des affinités royalistes étaient donc pour la restauration de la monarchie et c'est ce qui devint le point de vue des Tories.

L'idée du complot fut lancée par deux hommes : Joshua Greathead qui avait combattu dans l'armée de Cromwell pendant la Guerre Civile, et le Capitaine Oates de Morley. Le but était de renverser la ville de Leeds. Mais que c'est-il vraiment passé en cette matinée de 12 Octobre 1663? Ce que l'on sait c'est qu'un groupe d'une trentaine d'hommes composé de fermier et de propriétaires terriens – tous sympathisants du système parlementaire – s'était rassemblé la veille au soir dans le but d'agir. Contre toute attente ils finir par se disperser et rentrer chez eux sans même dépasser le bois de Farnley qui menait à la ville de Leeds. La raison de ce ravissement semble être un manque de support couplé à un manque de l'envie de se battre. Les hommes pensaient qu'ils pourraient rentrer chez eux sans être inquiétés et que leur début de tentative ne parviendrait pas aux oreilles des autorités mais ils avaient tort! En effet, les autorités royales furent informées de tous les détails de la rébellion par un traitre qui avait infiltré le groupe depuis sa formation. 

vendredi 10 février 2012

Une petite histoire de fantome – Angleterre


Upwood

Autrefois, Upwood House était habité par la famille Hussey qui était composée de Thomas et Maria Ann, un père et sa fille. En 1757, Maria Ann souhaitait épouser un capitaine portant le nom de Richard Bickerton mais ce dernier était tellement fauché que Thomas Hussey refusa de donner son consentement et sa bénédiction à sa fille.

Un nuit alors que Thomas était à Londres pour affaire, Maria Ann se réveilla et aperçu son père écarter les rideaux des fenêtres de sa chambre et lui sourire. Sa servante qui dormait dans la même pièce le vit aussi, terrifiée. Le jour suivant un cheval apporta une missive à Upwood House informant que Thomas était mort à Londres et que ses derniers mots furent : "Dites à ma fille que je retire l'interdiction pour son mariage".

Maria épousa alors le capitaine qui mourut en 1792. Sa carrière reprit de plus belle, fut nommé baronnet en 1778 et fut même nommé député.

vendredi 3 février 2012

L'origine de l'expression Keep Calm and Carry On – Angleterre


Durant la seconde guerre mondiale, le Gouvernement Britannique chargea le Ministère de l'Information de s'occuper entre autre, de toutes les questions relatives à la propagande. A la fin de l'année 1939 alors que la guerre commençait à peine, le Gouvernement demanda au Ministère de créer des affiches destinées à booster le moral de la population, afin de les repartir un peu partout dans le Royaume-Uni.

Les affiches devaient toutes avoir le même style, à savoir un fond à la couleur criarde, la couronne symbolique du Roi George VI, et un slogan écrit dans une police simple et épurée. Les deux premières affiches portaient les slogans Your Courage, Your Cheerfulness, Your Resolution will Bring Us Victory (Votre Courage, Votre Gaieté, Votre Résolution nous Amenera la Victoire) et Freedom Is In Peril (la Liberté est en Péril) et furent créent par l'Imprimerie Nationale de sa Majesté (His Majesty’s Stationery Office). 


mardi 31 janvier 2012

Que se passa t-il à Wolverton? – Ile de Wight

Urian était un Saint qui vivait à Brading au 8ème siècle. Bien connu et fort apprécié dans les environs, une chapelle médiévale et une source qui coulait dans le village autrefois lui furent dédiées. Le bois situé à l'Est du village qui porte le nom de Centurion's Copse se rapporte aussi à lui puisque son nom est en fait dérivé du nom St Urian Copse.

De nombreuses demeures médiévales furent détruites au 16ème siècle et les traces que l'on a retrouvé de ces nombreux édifices ont fait grandir la légende d'une cité perdue qui porterait le nom de Wolverton et qui se trouverait derrière les bois de Centurion's Copse.

La légende raconte qu'un marchand malfaisant (qui aurait pu être le Diable lui-même) aurait un jour joué un tour aux villageois en assassinant un moine venu prier à la Chapelle de St Urian. Il justifia son geste en leur faisant croire qu'il voulait empoisonner la sainte source de la Chapelle. Le sang du malheureux qui était évidemment innocent se répandit dans la source lui faisant immédiatement perdre son caractère sacré. Mais il eut d'autres conséquences à ce geste : la grande falaise de Culver's Ness s'effondra dans la mer et Wolverton fut entièrement ravagée par les flammes.

Depuis, le spectre du moine portant un capuchon et au visage gris argile hanterait toujours les bois de Centurion's Copse.

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