vendredi 9 juillet 2010

La peste de 1665 - Angleterre

Londres

La peste est apparue très tôt dans le pays – en 1348 – et n’a jamais vraiment disparu des îles britanniques mais à l’époque, les gens pensaient qu’ils pouvaient vivre en l’évitant. En 1665, c’était différent car l’épidémie de la Black Death (la mort noire) – comme les gens l’appelaient – fut très importante. Elle fut finalement stoppée « grâce » à un autre malheur qui arriva à la ville de Londres : le grand incendie de 1666 qui détruisit les endroits de la ville les plus infectés par la peste. On estime à environ 100 000 le nombre de victimes de la peste soit entre 15% et 20% de la population de la ville à l’époque.

 Une scène de la peste - copyright Museum Of London
(Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand)

L’année 1665 fut marquée par un été caniculaire. Alors que la population londonienne ne cessait d’augmenter, beaucoup vivait dans des conditions misérables et dans la pauvreté. En effet, la seule manière pour les gens de se débarrasser de leurs déchets était de les jeter par leurs fenêtres – les faisant donc atterrir directement dans la rue : cela incluait les déchets de la maison mais aussi les excréments humains. La ville de Londres était donc très sale et par conséquent très attractive pour les rats. Durant la peste, une croyance populaire circulait disant que c’était les chats et chiens qui transmettaient la maladie. Le Maire décida alors de tous les éliminer. Daniel Defoe – dans son livre Journal Of The Plague Year – estime à environ 40 000 chiens et 200 000 chats morts pour rien car la peste ne venait pas d’eux mais des puces que transportaient les rats. 

Logiquement, les premières victimes de la peste furent les personnes vivant dans les conditions les plus précaires et misérables. Ces gens vivaient dans des taudis et ne pouvaient de ce fait, éviter le contact avec les rats où même avec les personnes ayant déjà attrapé la maladie, sans même qu’ils ne le sachent.

Concernant les symptômes de la peste, nous pouvons nous y intéresser via une comptine de l’époque :

Ring-a-ring of roses,
A pocketful of posies,
Attischo, Attischo,
We all fall down.

Sonne, sonne les roses
Une poche pleine de bouquets
Attischo, Attischo
Nous allons tous nous effondrer

La première ligne est une référence aux plaques rouges qui se développaient sur les peaux des victimes. Il pouvait aussi s’agir de poches de pus sous les aisselles ou l’aine. La seconde ligne se réfère à une autre croyance comme quoi la peste se propageait par un nuage de gaz toxique mais incolore. On pensait que ce nuage pouvait être stoppé seulement si on transportait des fleurs sur nous. Leur odeur aurait – selon la croyance – neutralisée le nuage. Le dernier symptôme était une crise d’éternuement qui débouchait généralement sur la mort mais la plupart des victimes n’arrivaient même pas jusqu’à ce stade et mourraient bien avant. En effet, certains vivaient tellement dans la misère que leurs corps ne pouvaient résister à la maladie – que se soit la peste ou une autre d’ailleurs.

Quand la peste commença à se propager de façon inquiétante, les gens en bonne santé qui le pouvait quittèrent la ville. En Juin, les routes étaient complètement saturées et le Maire répondu en fermant les portes de la ville à tous ceux qui n’auraient pas de certificat de bonne santé. Ces certificats devinrent une monnaie encore plus recherchée que l’or et beaucoup de faux circulaient. Une telle option n’existait donc pas pour la population qui vivait dans la misère.

Les pauvres furent donc les plus touchés et les autorités londoniennes décidèrent de prendre des mesures drastiques pour éviter que la peste ne se répande encore plus dans la ville. Toutes familles dont un membre était touché par la maladie étaient mises en quarantaine dans leurs maisons avec une interdiction de sortir que se soit le jour ou la nuit. La maison était enchainée depuis l’extérieur et une croix rouge était peinte sur la porte pour prévenir les autres et personnes n’était autorisé à rentrer sauf les « infirmières » et les médecins.

Ces « infirmières » n’avaient en réalité aucune formation en médecine et étaient des femmes locales qui étaient payées pour visiter les maisons infectées. Ainsi, elles allaient voir comment se sentaient les victimes mais apportait aussi de la nourriture à ceux qui avaient les moyens de la payer. Cette pratique était condamnée par certaines personnalités de l’époque car ces femmes en profitaient pour voler les biens des maisons qu’elles visitaient.

D’autres personnes étaient payées pour enterrer les corps que les autorités londoniennes retrouvaient – certainement des malheureux emportés par la peste. Ils étaient emmenés sur une charrette puis jetés dans une fosse commune. D’autres encore pour supprimer les chiens et les chats que l’on croyait responsable de la maladie.

La peste atteint son pic le plus haut en Septembre 1665 quand la chaleur de l’été devint des plus insupportables. Toutes les semaines – et ce même quand la peste n’avait pas encore frappée – chaque paroisse de la ville avait en charge d’établir une Bill Of Mortality qui n’était ni plus ni moins qu’un papier listant les morts. Toutes les listes retrouvées ont pour point commun que les semaines les plus meurtrières furent celles où la peste sévit. Ce fut la maladie responsable des plus gros dégâts.

 Un exemple de Bill Of Mortality

5 commentaires:

  1. Fantastique, ce site est très complet et nous a beaucoup aidé pour notre TPE!!!!
    Cimer les frères x)

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    1. Lol on fait un TPE dessus aussi

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    2. Nous aussi :p je vois que ce thème est à la mode

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  2. Merci pour cette formidable aide nous avons eu un 16/20 grâce a votre formidable chanson que nous avons merveilleusement bien chanté!!!!!!

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