mardi 13 décembre 2011

Cader Idris – Pays de Galles

Gwynedd


En français Cader Idris peut se traduire comme « la chaise d’Idris ». Cette montagne haute de 893 mètres se trouve au Sud du parc national Snowdonia et est rattachée à de nombreuses légendes.

 Cader Idris - copyright Joe Trodden


  • Les légendes :

L’une d’entre elles raconte que la montagne est hantée et que quiconque passerait la nuit au sommet de Cader Idris se réveillerait transformé en poète ou bien en vieux fou.

Un géant portant le nom d’Idris aurait habité dans la plus grande des montagnes qui composent le Cader Idris. Au pied de ses dernières, nous pouvons apercevoir trois pierres: la légende raconte que c’est le géant qui les aurait envoyées ici en donnant un coup de pied dedans un soir où il était particulièrement en colère.

Enfin, la dernière raconte que le Roi Arthur aurait établit son royaume ici et c’est pour cela que l’endroit porterait le nom de Siège d’Idris.


  • Un poème :

(Comme chaque traduction de poème est extrêmement compliquée, ma version n’a pour but que de vous donner des indications sur son sens global et non pas d'en faire une version française).


The Rock of Cader Idris – Felicia Hemans (1793 – 1835)
(La montagne de Cader Idris)

I lay on that rock where the storms had their dwelling,
The birthplace of phantoms, the home of the cloud;
Around it forever deep music is swelling
The voice of the mountain wind, solemn and loud,
Twas a midnight of shadows all fitfully streaming,
Of wild waves and breezes, that mingled their moan;
Of dim shrouded stars, as from gulfs faintly gleaming,
And I met the dread gloom of its grandeur alone.

Je me reposais sur cette montagne où les orages ont leur domicile,
Le lieu de naissance des fantômes, la maison du nuage ;
Tout autour sa musique profonde s’accroit
Le son du vent de la montagne, solennelle et bruyant,
Twas a midnight of shadows all fitfully streaming,
Les plaintes des vagues et brises sauvages s’entremêlaient ;
Les étoiles brumeuses et faibles, comme pour les golfes
Et seule j’ai rencontré la terreur de l’obscurité de sa majesté.

I lay there in silence--a spirit came o'er me,
Man's tongue hath no language to speak what I saw.
Things glorious, unearthly, pass'd floating before me.
And my heart almost fainted with rapture and awe.
I view'd the dread beings around us that hover,
Though veil'd by the mists of mortality's breath;
And I'd call'd upon darkness the vision to cover,
For a strife within me of madness and death.

Je me reposais là, en silence – un esprit vint à moi,
Le langage humain n’a pas de mot pour décrire ce que j’ai vu.
Des choses glorieuses, ne venant pas de terre, pass’d floating before me.
Et mon cœur presque évanouit avec une crainte mêlée d’admiration.
J’ai vu la terreur planer autour de nous
Pensant être voilée par les brumes des respirations de mortels ;
And I'd call'd upon darkness the vision to cover,
Pour les querelles de folie et de mort qui sont en moi.

I saw them--the powers of the wind and the ocean,
the rush whose pinion bears onward the storms;
Like the sweep of the white rolling wave was their motion,
I felt their dim presence--but knew not their forms!
I saw them--the mighty of ages departed--
The dead were around me that night on the hill
From their eyes, as they pass'd, a cold radiance they darted,
There was light on my soul, but my heart's blood was chill.

Je les ai vus – les pouvoirs du vent et de l'océan,
The rush whose pinion bears onward the storms;
Comme si le balayage d'une grand vague blanche était ses mouvements,
J'ai senti leurs mouvements – mais ne connais pas leurs formes!
Je les ai vus – la puissance des âges passés –
La mort était autour de moi cette nuit là sur la colline
Depuis leurs yeux, comme ils passaient, un froid rayonnement,
Il y avait de la lumière dans mon âme, mais le sang de mon cœur était frais

I was what man looks on, and dies--but my spirit
Was strong, and triumphantly lived through that hour,
And, as from the grave, I awoke to inherit
A flame all immortal, a voice, and a power!
Day burst on that rock with the purple cloud crested,
And high Cader Idris rejoiced in the sun--
But O!  what new glory all nature invested,
With the sense that gives soul to her beauty was won!

I was what man looks on, and dies--but my spirit
Was strong, and triumphantly lived through that hour,
Et, depuis la tombe, je me réveillais pour hériter
Une flamme toute immortelle, une voie, un pouvoir!
Le jour surgissait sur cette montagne avec un nuage violet,
Et la haute Cader Idir se réjouissait dans le soleil –
But O!  what new glory all nature invested,
With the sense that gives soul to her beauty was won!

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