mercredi 21 avril 2010

Major Thomas Weir - Ecosse

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Edimbourg

 La maison du Major au 10 West Bow

Mieux connu sous le nom de « The Wizard of West Bow » (le Magicien de West Bow), il serait le dernier à avoir été exécuté pour sorcellerie en Ecosse en 1670.

Le Major, né en 1599, vivait à West Bow à Edimbourg – une rue située entre le Château d’Edimbourg et Grassmarket dans le fond de Victoria Street. Cette rue était composée de maisons antiques, de nombreux pigeonniers et comportait beaucoup de vieilles inscriptions et de sculptures. Il vivait avec sa sœur qui n’était pas mariée – certains disent qu’on l’appelait Grizel, d’autre disent qu’elle s’appelait Jean. 

Weir était membre actif d’une secte protestante et assistait fréquemment à des meetings religieux, très impliqué, il guidait lui même les fidèles dans les prières. Mais un jour il se passa quelque chose d’étrange. En effet, au lieu de prier comme d’habitude, le Major se mit à raconter des crimes épouvantables qui s’avérèrent être les siens. Il confessa ainsi des actes de sorcellerie, satanisme et inceste. En premier lieu, les gens ne le croyaient pas et pensaient qu’il avait perdu la raison mais sa sœur confirma ses dires et ajouta qu’il avait obtenu ses pouvoirs du Diable en personne. 
Elle justifia son frère en disant qu’il était tombé gravement malade et que cela affecta son esprit – c'est d'ailleurs pour cela qu'il aurait confessé toutes ses cruautés. Au départ, ses dires étaient si incroyables que le doyen Sir Andrew Ramsay qui ne le croyait pas refusa de l’arrêter. Puis, les magistrats trouvèrent des sommes importantes enveloppées dans des torchons dans les différentes parties de la maison.


Alors que le misérable homme était en prison, il n’eut aucun scrupule à révéler les détails de ces crimes et refusa jusqu’au bout de demander le pardon. A chaque fois qu’on lui demandait de le faire il répondait « Ne me tourmentez plus, je le suis déjà assez ». Même la demande d’un homme de clergé presbytérien n’eut aucun effet sur lui.


Il fût jugé de 9 Avril 1670 et reconnu coupable. Il fut ensuite pendu puis brûlé quelque part entre Edimbourg et Leith. Sa sœur fût aussi reconnue coupable et pendue au Grassmarket. 

Les deux restèrent provoquant jusqu’à la fin : alors que l’on mettait la corde autour du cou de Weir on lui demanda de dire « Seigneur, soit plein de pitié avec moi » mais à la place il répondit « Laisse- moi tranquille, je ne le dirais pas. J’ai vécu comme une bête et je dois mourir comme une bête ». D’autres disent que sa sœur aurait choqué l’assistance jusqu'au bout en enlevant ses vêtements sur l’échafaud.


Cependant même si les Weir ont disparu, leur présence serait toujours là. En effet, il a été reporté d’étranges cas dans leur maison. Il ne s’agissait pas de lamentations affligeantes auxquelles sont souvent associés les fantômes mais plutôt des bruits qui montrent que Weir prenaient du bon temps.


Bien que leur maison fut détruite au XIXème, on entend encore parfois le Major s'amusant dans la rue où avant se tenait West Bow.

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