Londres
Fin de l’été 1666 : Londres fut touchée autant physiquement qu’émotionnellement. Les feux à Londres étaient fréquents et même des fois inévitables. Sachant que la plupart des constructions de la capitale étaient en bois, ces feux pouvaient faire de gros dégâts. En 1559, un certain Daniel Baker avait prédit la destruction de Londres par le feu et en Avril 1665, le maire de Londres avait été prévenu du danger que pouvait causer les rues étroites et les maisons en bois les surplombants. S’ajoute à cela que l’été de cette année avait été particulièrement chaud et avait laissé la ville de Londres sèche. De plus les réserves d’eau avaient été beaucoup entamées du fait de la sécheresse.
Illustration du Grand Incendie - copyright BBC
Mais jusqu’à maintenant, la plus grande frayeur des Londoniens n’étaient pas le feu : la peste avait déjà tuée plus de 68 000 personnes dans les deux dernières années. Bien que Charles II était rentrée de Whitehall en Février 1666, Londres n’était pas pour autant sure et les charrettes qui ramassaient les morts étaient choses communes dans les rues de la ville. Les habitants avaient surtout peur du fort vent venant de l’Est, connu pour être particulièrement efficace pour répandre la peste.
