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jeudi 25 novembre 2010

Le cimetiere de Greyfriars - Ecosse

Edimbourg
  • L’histoire du cimetière :
L’angoissant cimetière de Greyfriars est situé en plein cœur de la vielle ville à la fin du pont George IV et près du Museum Of Scotland. 
 Détail de la statut de Bobby - copyright Michael Reeve
Ce cimetière est très connu des touristes, surement à cause de l’histoire du chien Bobby, un Skye Terrier qui fût immortalisé par Disney. Bobby appartenait à John Gray, un policier de nuit qui travaillait à Edimbourg, ils étaient inséparables.

mardi 28 septembre 2010

Etude sur la sorcellerie (partie 4)


Au XVIème siècle, le pays était obsédé par la sorcellerie et le Nor’Loch (à Edimbourg) était l’endroit idéal pour le Trial by Douking, le procès par immersion : on attachait ensemble les pouces et les doigts de pieds de la suspecte avant de la plonger deux fois dans le Loch, assise sur un tabouret. Si la malheureuse coulait et se noyait, elle était réputée innocente mais rare était celles qui ne se noyaient pas. Si par chance elle flottait et survivait à la noyade, elle était réputée coupable puis on la brulait sur le bucher à Castle Hill.

  • Witche’s Well :
Ce site est situé à l’entrée de l’esplanade du château d’Edimbourg à coté du mur de Tartan Weaving Mill (il s’agit d’une fabrique de tartan que l’on peut visiter). Une plaque en fer commémore l’endroit ou plus de trois cents femmes ont été brulées vives sur le bucher, accusée d’être des sorcières. Cette plaque montre aussi par l’intermédiaire d’Hygiea (la déesse de la santé) et Aesculapius (le dieu de la médecine) que toutes les sorcières ne travaillaient pas avec de mauvaises intentions.

 La plaque commémorative du Witche's Well

mercredi 18 août 2010

Crimes et châtiments - Ecosse


A Edimbourg, la justice consistait – comme dans la plupart des endroits sur le territoire britannique du reste – en des peines plus que cruelles et ce, même si l’individu avait commis une faute des plus minime. En effet, le vol d’un morceau de pain ou bien l’oublie de notifier aux autorités une grossesse étaient des motifs suffisants pour la pendaison. En plus de cela les petits criminels qui étaient le plus souvent des vagabonds, étaient très souvent brutalisés cruellement et publiquement à l’aide d’ustensiles en tout genre.

Traditionnellement, on trainait le misérable sur le Mercat Cross ou un autre site public du même genre puis on l’enchainait et il restait là afin qu’il soit vu de tous. Le bucher pouvait aussi être une alternative à la pendaison mais cela concernait les gros criminels : ils se voyaient ainsi perdre tout droit à un enterrement ou une exécution un peu plus « digne ». La raison de la publicité de ce spectacle était la prévention car on se disait que cela dissuaderait les criminels potentiels : on séparait ensuite les têtes des corps et les plantaient sur des pieux tout autour des murs de la ville.

mercredi 4 août 2010

Calton Hill et le Fairy Boy de Leith - Ecosse

Edimbourg

Calton Hill - copyright

Calton Hill est un endroit où il y a une intéressante collection de monument dont The Folly aussi surnommée « Edinburg’s shame » soit en français, la « honte d’Edimbourg ».

Edimbourg était surnommé l’Athènes du Nord et c’est pour prendre cette référence au sens premier du terme qu’il fût décidé de construire une réplique du Parthénon. Cette construction était aussi dans le but de commémorer la chute des guerres Napoléoniennes.  

lundi 5 juillet 2010

Les covenantaires - Ecosse

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Édimbourg

En 1603, le Roi James VI Écosse devint aussi le Roi d’Angleterre. Il décida que Écosse – qui était le plus petit, le plus pauvre et le moins habité des deux pays – devait tout faire pour ressembler d’avantage à l’Angleterre et la meilleure façon d’y arriver était de forcer les Écossais d’abandonner le presbytérianisme pour adopter l’episcopalianisme à la place.

Les Écossais n’étaient pas d’accord avec cette idée car ils pensaient que l’episcopalianisme était le premier pas qui mènerait au catholicisme. Une rébellion commença et le National Covenant fut signé au cimetière Greyfriars, le 8 Décembre 1638. Le cimetière était rempli de personne qui venaient de partout dans le pays (ils étaient environ 60 000) et signèrent tous de leurs noms. Beaucoup d’entre eux signèrent avec leur sang. Le Covenant était une mission sur du long terme : les Écossais resteraient loyaux au Roi tant qu’il ne s’occupait pas de leur religion, dans le cas contraire, se serait la guerre.

mercredi 16 juin 2010

Holyrood Palace et Mary Stuart - Ecosse

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Edimbourg

Hoyrood Palace est construit sur les ruines de l’Abbaye Holy Rude, ruines qui sont d’ailleurs toujours visibles. Il fut le théâtre de complot, de jalousie et de revanche bien avant que les politiciens ne l’investissent et serait l’un des endroits les plus hantés d’Edimbourg, concurrençant ainsi le château de la même ville.

 Holyrood Palace

Mary, la Reine des Ecossais y vécu quelques années entre 1561 et 1567. Cette dernière avait un secrétaire privé italien nommé David Rizzio. Elle voyait en lui un confident et de ce fait l’aimait beaucoup. Mais bien qu’il ne se passait rien entre eux, cela ennuyait beaucoup son mari et premier cousin Henry Stewart Lord Darnley. Il ne fut alors pas difficile de le convaincre que David était l’amant de Mary. Furieux, il complota avec ses complices pour l’assassiner.

mercredi 19 mai 2010

Arthur's Seat - Ecosse

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Edimbourg

Arthur's Seat  - copyright

La plupart des visiteurs d’Edimbourg ne se rendent pas compte qu’ils sont sur l’ombre d’un volcan. Mais heureusement pour eux, il n’y a plus rien à craindre car Arthur’s Seat est éteint depuis longtemps.

Aujourd’hui, ce n’est plus un danger pour les touristes mais plutôt un point de repère populaire dominant le ciel (car il fait environ 250 mètre !) entre Holyrood Park et la fin du Royal Mile.

Comme vous l’aurez deviné, son nom provient de la légende du Roi Arthur mais il existe cependant plusieurs versions : on l’appelle comme ça depuis le quinzième siècle et cela pourrait provenir du fait que la légende du Roi Arthur se déroule surtout dans le sud de l’Angleterre et le pays de Galle. Le mot « Arthur » pourrait aussi être une déformation du mot « archer » ce qui ferrait « archer’s seat » en référence à ce que la colline aurait pu être un endroit de bataille au Moyen Age.

lundi 17 mai 2010

Death Coach - Irlande


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Autre appellation : Cóiste Bodhar en Irlandais.

La légende du Death Coach est une très vieille légende qui apparait dans beaucoup de traditions, surtout irlandaises. Ce terme est plutôt difficile à traduire, c’est pourquoi je ne me tenterais pas à le faire mais plutôt à essayer de vous expliquer ce que c’est : le Death Coach serait une sorte de Grande Faucheuse, l’équivalent de l’Ankou breton. 

Il est souvent représenté comme étant conduit par le Dallahan qui serait un homme sans tête, ou du moins, sans tête sur les épaules. En effet, il la porterait dans ses mains. Elle aurait une couleur et une texture un peu granuleuse-flanteuse et serait phosphorescente. La créature s’en servirait d’ailleurs comme lanterne pour guider son chemin dans l’obscurité. La légende raconte que là où le Dullahan s’arrête, quelqu’un meurt. Le Dullahan peut – dans certaines versions – être accompagné de la Banshee qui est une femme qui vole dans les airs à coté de lui et qui ne fait pas partie de la même famille que le Dullahan. Elle peut appeler n’importe quelle personne de n’importe quelle famille et son appel n’est pas un avertissement mais le nom de l’âme ou de la personne qui va mourir. Elle est capable de prédire la mort mais pas de la donner.

dimanche 16 mai 2010

Deacon William Brodie - Ecosse

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Edimbourg 
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Brodie (à droite) et son acolyte Smith (à gauche)
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Deacon William Brodie était un homme très respectable appartenant à la vieille ville d’Edimbourg. Comme son père, c’était un habile menuisier et quand il mourut en 1780, il hérita du business de la famille, la maison des Brodies et de £10 000. 

Le jour il était membre du conseil municipal de la ville ainsi que le leader de l’association Wrights & Masons. C’est d’ailleurs grâce à ce poste qu’il gagna son titre de « deacon » c'est-à-dire le diacre. Mais la nuit, il buvait et pariait jusqu’à la faillite, avait deux maitresses et cinq enfants illégitimes à charge ce qui ne l’aidait pas beaucoup.

mardi 4 mai 2010

Haunted Vault (Voute Hantée) d'Edimbourg - Ecosse

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  • L’histoire des voutes :
Au XVIIIème siècle le conseil municipal décida de développer la Nouvelle Ville car la population grandissant, la Vieille Ville manquait peu à peu de place. L’accès du la Vieille Ville à la Nouvelle Ville fût possible avec la construction du North Bridge. Par malchance, ce dernier s’effondra et tua cinq personnes, il fallu donc en construire un autre auquel on y ajouta le South Bridge. Trois closes furent ensuite construites pour permettre le chemin sur le nouveau pont : Marlin’s Wynd, Peebles Wynd et Niddry’s Wynd. Ces closes étaient les plus pauvres et les plus sommaires de la ville.

Il fût décidé que la plus vielle résidente du pont serait la première personne à traverser le nouveau pont mais malheureusement, la femme mourut quelques jours avant le grand jour. Le maire de la ville pensa qu’il devait quand même respecter sa parole et la première personne à traverser le pont le fit donc dans un cercueil.

Suite à cet incident, les habitants commencèrent à penser que le pont était maudit et la plupart d’entre eux refusèrent de le traverser, préférant prendre une longue et sinueuse route à travers le Cowgate pour se rendre de l’autre coté du pont.

mardi 27 avril 2010

Jane Vernelt de George Street - Ecosse

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Edimbourg

A la fin des années 1800, Mademoiselle Jane Vernelt était la propriétaire d’un magasin de couture sur George Street. Il s’agissait d’une grande jeune femme gracieuse habillée d’un manteau de l’époque avec un col très haut garni de velours bleu. Elle avait aussi un chapeau avec une plume bleu ainsi qu’une autre blanche. Physiquement, elle avait une chevelure très blonde, presque blanche et un visage très pale. 

Au courant de l’année 1892, une certaine Miss Bosworth répondit à une petite annonce qu’avait passé Miss Vernelt. Cette dernière vendait son commerce et en exigeait une somme très importante. En moins d’une semaine, Miss Bosworth se retrouva à la tête du magasin puis un mois plus tard, elle reçu la visite de Jane. Elle serait rentrée dans le magasin en criant qu’il s’agissait d’une erreur, qu’elle ne voulait pas le vendre et qu’elle voulait le racheter. Miss Bosworth l’écouta patiemment puis lui répondu qu’elle n’avait nullement l’intention de le revendre, ou du moins pas pour le moment.

dimanche 25 avril 2010

Mercat Cross - Ecosse

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Edimbourg

Le Mercat Cross était le noyau de la ville, là où les annonces officielles étaient lues, où les affaires et où les exécutions étaient faites. Les plus connues sont celles de James Graham, le Marquis de Montrose en 1650 et celle d’Archibal Campbell, le Marquis d’Argyll en 1661.

 Le Mercat Cross

L’histoire raconte qu’en 1513 à la veille de la bataille de Flodden, Auld Clootie (le diable) appela les noms de ceux qui étaient destinés à y mourir depuis la croix marquée au sol. On raconte que quand Richard Lawson entendit son nom parmi les rangs de la mort, il tomba à genoux et pria Dieu de le sauver. 

Il fût l’un des seuls Ecossais à rentrer sain et sauf.

Le Mercat Cross que l’on voit au Royal Mile aujourd’hui n’est pas celui qui y était originairement. En effet, il a été reconstruit en 1885 sur les fondations de l’originale qui faisait qui était plus deux fois plus grand que celui-ci.

Au tour de la croix se trouve les armureries de l’Ecosse, Leith, Canongate, Edimbourg, l’Université d’Angleterre, Ireland et Bretagne.

La croix est toujours utilisée de nos jours pour annoncer les élections Ecossaises et les nouveaux monarques.

mercredi 21 avril 2010

Major Thomas Weir - Ecosse

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Edimbourg

 La maison du Major au 10 West Bow

Mieux connu sous le nom de « The Wizard of West Bow » (le Magicien de West Bow), il serait le dernier à avoir été exécuté pour sorcellerie en Ecosse en 1670.

Le Major, né en 1599, vivait à West Bow à Edimbourg – une rue située entre le Château d’Edimbourg et Grassmarket dans le fond de Victoria Street. Cette rue était composée de maisons antiques, de nombreux pigeonniers et comportait beaucoup de vieilles inscriptions et de sculptures. Il vivait avec sa sœur qui n’était pas mariée – certains disent qu’on l’appelait Grizel, d’autre disent qu’elle s’appelait Jean. 

Weir était membre actif d’une secte protestante et assistait fréquemment à des meetings religieux, très impliqué, il guidait lui même les fidèles dans les prières. Mais un jour il se passa quelque chose d’étrange. En effet, au lieu de prier comme d’habitude, le Major se mit à raconter des crimes épouvantables qui s’avérèrent être les siens. Il confessa ainsi des actes de sorcellerie, satanisme et inceste. En premier lieu, les gens ne le croyaient pas et pensaient qu’il avait perdu la raison mais sa sœur confirma ses dires et ajouta qu’il avait obtenu ses pouvoirs du Diable en personne. 

mardi 30 mars 2010

Johnny One Arm - Ecosse

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Edimbourg

Cela fait trois cent ans que le Darly House d’Edimbourg sur Orwell Place – près de Haymarket – est reporté comme étant hanté par l’apparition d’un homme qui cri (dans certaines version d’un rire diabolique) et qui a un trou ensanglanté à la place du bras droit. Il s’agit du fantôme connu sous le nom de Johnny One Arm.

On pense que Johnny One Arm s’appelait John Chiesly et qu’il vivait au XVIIème siècle. Lors de son divorce en 1688, un magistrat local du nom de Sir George Lockhart décréta que Chiesly devait payer une rente annuelle à son ex femme – rente qui s’élevait à £93. Cette dernière avait pour but d’aider son ex femme à élever ses onze enfants. Cela ennuya tellement John qu’un jour de Dimanche, il bloqua Sir George dans la Old Bank Close, lui tira dessus et le tua.

Chiesly fut capturé et on lui coupa le bras droit – car c’est celui qui avait tiré –  avant de le pendre. Puis son corps fut laissé pendu sur la potence afin de montrer l’exemple aux autres tueurs potentiels, notamment ceux qui projetteraient de passer à l’acte sur les hommes de lois. Puis un jour son corps disparu, quelqu’un l’avait volé.

Mythe ou réalité ? En 1965, un squelette vieux de 300 ans fut retrouvé à Dalry Cottage – sous une latte de parquet – il n’avait seulement qu’un seul bras. La dépouille fut enterrée dans un cimetière pour que Johnny puisse reposer en paix. Depuis, certaines versions disent que le cri a cessé, d’autres disent que cela n’a pas marché et de nombreux cas auraient même été reportés entre 1976 et 1979.

samedi 23 janvier 2010

Mary King's Close d'Edimbourg - Ecosse


En dessous du Royal Mile et de la City Chambers (qui est le Gouvernement local d’Edimbourg), il y a beaucoup de closes qui sont des rues très étroites entourées d’appartements. En 1753, il fut décidé de construire le Royal Exchange (la City Chambers) en relevant le haut des maisons et en utilisant le bas des immeubles comme fondations.

Durant ce processus de modernisation de la vieille ville au XVIIème, il fut construit la Mary King’s Close. Le propriétaire des lieux – Alexander King – avait une fille qui s’appelait Mary et l’on pense que le nom de la close vient de là. A cette époque, Mary King’s Close était la principale rue commerçante d’Edimbourg. Mary King elle-même y tenait un stand et vendait des lacets parmi un tas d’autre chose. Il y avait aussi un abri à vaches, ces dernières attendant dans des conditions désastreuses avant d’être emmenées au Fleshmarket Close pour être abattues.

Les closes baignaient de façon permanente dans les déchets humains. En effet, deux fois par jour, les gens vidaient leurs seaux plein d’excréments, vomis, nourriture moisie… et autre réjouissance, directement devant leurs pas de porte avec en guise d’avertissement un cri : « garde loo ! » qui viendrait du français « garde à l’eau ! ». Et tout cela s’écoulait lentement dans le caniveau vers le Nor’Loch.


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